Mody Traoré, un joueur comme tant d’autres...
Mody est né le 14 juillet, date symbolique, 1980 à Metz. Après avoir débuté à l’UL Plantières , dans la banlieue de Metz, il rejoint l’équipe de Magny avant de finir par intégrer le centre de formation de AS Nancy-Lorraine.
Il va intégrer l’effectif de Valenciennes en 2001, lorsque le club est en CFA, et fait des apparitions discrètes mais toujours efficace, en tant que joker de luxe. Joueur relativement doué techniquement (en tant que joueur pour les petites divisions où je l’ai vu évoluer à l’époque) et physiquement, il s’agit d’un joueur qui contribue je pense encore de façon importante à l’identité du VAFC.
Car de l’équipe de national/CFA qui a monté en L1, il ne reste que quatre joueurs, dont trois sont cadres de l’équipe actuelle, Steve Savidan, Eric Chelle, Rudy Mater, mais il y a aussi notre ami Mody Traoré. Si il est indéniablement aujourd’hui un des points faibles de l’équipe quand il est titulaire, ce joueur me marque pour une chose, c’est qu’il est aujourd’hui un des remplaçants du VAFC, comme il y a six ans, lorsqu’on était en CFA, et que finalement il a réussi à élever son niveau de jeu, certes pour garder toujours son statut de remplaçant, mais trois divisions au dessus...
C’est un joueur de 28 ans, plutôt de petit gabarit (1m73 pour 70 kg), il a participé à vingt matchs l’année dernière et une quinzaine cette année. Son frère Damé, plus robuste (1m88 pour 84kg), à rejoint le groupe pro de Valenciennes cette année avec une dizaine d’apparitions, notamment en coupe, après avoir gagné le titre en CFA2 avec la réserve du club l’année dernière.
Je vous mets une interview que j’ai trouvée sur le site du VAFC:
«Nancy, ça a été un virage pour moi. Je venais du club amateur de Magny, on jouait en Nationaux chez les jeunes et on se retrouvait face à des équipes comme Nancy ou Metz dont on rêvait d’intégrer le centre de formation. Après une bonne saison à Magny, qui avait élu meilleur club amateur, j’ai rejoint Nancy. Il y avait eu un tournoi avec l’équipe de Lorraine et j’avais eu des contacts avec Lens, Nancy et Metz. Je voulais partir de chez moi donc j’ai préféré Nancy à Metz, qui était juste à côté d’où j’habitais. J’ai été contacté par Rachid Maatar et Eric Martin, qui était là-bas à l’époque. J’avais 17 ans et je jouais au poste d’attaquant! C’est lors de la dernière année que j’ai passée au centre que les locaux ont été rénovés.
Pour moi, c’était la découverte du monde professionnel. Avec Rachid Maatar, j’ai appris énormément. De ma génération, il y avait, Mickaël Chrétien, Moncef Zerka, Gennaro Bracigliano, Olivier Sorin, Jonathan Brison, qui sont dans l’actuelle équipe de Nancy, mais aussi Egutu Oliseh (Queen’s Park Rangers), Youssouf Hadji (Rennes), Soufiane Koné (ex-Nancy, Amnéville), Mehdi Taouil (Montpellier) ou encore Benjamin Nicaise (Amiens). En moins de 17 ans, on avait une belle équipe, un des meilleurs groupes face aux autres équipes pros.
A Nancy, j’ai passé un cap sportif, je n’ai que de bons souvenirs, il y a eu de très bons moments que l’on n’oublie pas.
Cela va me faire plaisir de retrouver mes potes de Nancy. L’année dernière, aux trophées de l’UNFP, j’avais déjà croisé Youssouf Hadji, Moncef Zerka et Jonathan Brison. Mais là, ça fait plaisir de se croiser sur le terrain, surtout à ce niveau-là. Cela prouve que le travail commence à porter des fruits. Maintenant, il ne faut pas s’arrêter là. »
Il est intéressant de constater que Mody, comme Rudy Mater, évoluait à l’origine beaucoup plus haut sur le terrain, étant l’un comme l’autre des à la base ( en tout cas en CFA et en national) des milieux offensifs latéraux.
P.S.: je suis le site depuis un moment maintenant, je voulais réaliser cet article, sûrement imparfait, afin d’ajouter à ma présentation et sur mon esprit sur ce sport.
Source : cityvox