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Gauthier Ganaye - Nouveau président de l'ASNL

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  • Pour moi Garcia ne restera pas car si ce qu'il dit est vrai "aucune discussion à ce stade avec GG sur le projet de l'an prochain", cela voudrait dire que la direction n'aurait pas encore commencé à bosser sur la saison prochaine alors qu'on est déjà début avril et qu'on a la chance d'y voir très clair sur notre situation l'an prochain : on sera en ligue 2, aucune incertitude la dessus.

    Il serait vraiment stupide dans une situation comme celle ci de ne pas bosser d'ores et déjà sur la philosophie de jeu, le profil des joueurs à recruter, à quels postes, commencer à identifier des joueurs voire prendre des contacts...et tout cela bien entendu requiert de travailler avec l'entraîneur. Si on a l'intention de bosser avec l'entraîneur en place, on l'implique. Si on ne le fait pas, c'est qu'on ne prévoit pas de bosser avec lui, point.

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    • Il a été bon notre président dans l'After, il maîtrise le sujet de la data ! Recrutement no soucy.

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      • Envoyé par Piouk Voir le message
        Il a été bon notre président dans l'After, il maîtrise le sujet de la data ! Recrutement no soucy.


        C'est un bon communicant qui prend de l'assurance et ne se prend pas la tête



        https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/au...0h-682671.html

        Chaque jour, écoutez le Best-of de l'Afterfoot, sur RMC la radio du Sport ! L'After foot, c'est LE show d'après-match et surtout la référence des fans de football depuis 15 ans ! Les rencontres se prolongent tous les soirs avec Gilbert Brisbois et Nicolas Jamain avec les réactions des joueurs et entraîneurs, les conférences de presse d'après-match et les débats animés entre supporters, experts de l'After et auditeurs. Live, résultats, interviews, analyses, ... Toute l'actualité sportive et l'ensemble des consultants de la Dream Team RMC Sport sont à l'antenne de RMC à partir de 15h.
        Quot homines tot sententiæ

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        • Envoyé par Genzô Voir le message

          On a été échaudés ces dernières années, ouais, qui dirigeait le club ? On ne parle pas d'un énième blabla de JR mais du premier blabla de GG. Donc on remet un peu les compteurs à zéro, on évite de s'enflammer dans un sens comme dans l'autre et on verra bien.

          Le type jamais content, laisse donc sa chance au produit bonhomme ...
          Même si je suis moi aussi partisan de commencer par faire confiance aux gens, de donner sa chance au produit, Cocokim a le droit de se poser la question de ce qui est dû à Ganaye dans l'embellie actuelle.

          En effet, les hommes sont les mêmes. Sauf Scheidler, qui a fait un bien fou. Mais on est d'accord que JR aurait pu aussi le faire venir. Non ?
          Donc, est-ce que JLG a enfin trouvé la formule magique ? Ou bien, est-ce que les joueurs ont enfin pigé ce qu'il voulait ?
          Sont-ce les progressions individuelles de Haag, NGuiamba, Triboulet, qui expliquent nos résultats ?
          Est-ce la peur du chômage de professionnels qui avant se la jouaient fonctionnaires ?

          Ou bien est-ce Ganaye qui a su se faire obéir et insuffler un souffle nouveau en proposant des perspectives ?

          Je pense un peu tout ça. Ce que je veux juste souligner, c'est que JR doit parfois se dire amèrement : "Pourquoi ils ne me font pas ça depuis 2 ans ?". Il aurait alors sûrement revendu plus cher un club aux portes de la L1.

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          • Je suis de ceux qui saluent l'embellie en matchs gagnés et la remontée au classement qui certes coïncide dans le calendrier avec l'arrivée d'une nouvelle "gouvernance" mais il y a beaucoup de facteurs où la dame "chance" a aussi momentanément tourné. Les prochains matchs peuvent aussi être des désillusions.
            Parmi les autres facteurs positifs dans ce nouveau contexte il y a la belle progression des jeunes, il y a le retour à la sérénité de joueurs qui étaient devenus fébriles ou avaient la tête ailleurs.
            Il y a aussi plus de solidarité et de "collectif" dans le mental avec moins de ballons balancés "à la sauvette" et de passes mieux assurées même si le pourcentage de possession est pour moi une grosse "inquiétude".

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            • Ce que j'apprécie chez lui c'est qu'il assume ses positions. Déjà avec la Data mais sans hésiter à la remettre en question. Puis avec le trading, qui est le modèle économique de 98% des clubs aujourd'hui mais dont peu l'assume.

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              • Effectivement, on pourra vraiment commencer à juger lors du mercato estival. Vu les dernières déclarations du président et de JLG, je ne vois vraiment pas ce dernier rester en place à la tête de l'équipe mais je vais attendre avant de m'enflammer !
                En tout cas, GG a un discours clair par rapport à ce qu'il souhaite mettre en place. Espérons qu'on ait la même réussite qu'Ostende sur le plan sportif la saison prochaine. En tout cas, on risque de vivre un mercato estival très animé et ça, ça fait un bail que ça n'a pas dû nous arriver !

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                • Parfois ,souvent méme les intentions, les déclarations sont toujours louables aprés ca se complique trés souvent aussi et ce dans tous les domaines ...sportifs, professionnels, politique ect.....attendons et puis on pourra en discuter ....c est comme un plat au resto il parait appétissant ..et une fois manger digestion difficile !

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                  • On jugera effectivement sur pièces à l'usage, mais ça n'empêche qu'on peut quand même reconnaitre qu'il semble savoir de quoi il parle, qu'il nous expose des projets sportifs ce qui change un peu, et que les objectifs ne paraissent pas déraisonnable (pas de ligue des champions dans 2-3 ans par exemple)

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                    • Rouge et Blanc
                      Rouge et Blanc commenté
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                      Et surtout il l'a déjà mis en place ailleurs où ça semble plutôt pas mal fonctionner. Du coup on a forcément plus tendance à le croire.

                  • Je suis d'accord avec vous mais attention au copié collé. La gestion d'un club peut ne pas être adaptable dans un autre club pour des raisons d'environnement, de région de culture, voir des supporters et leurs attentes. Moi comme certains j'attends de voir ce qu'il va faire, car pour l'instant il est dans les intentions alors attends les actes. Ceci dit je suis plutôt confiant, après les galères de ces dernières saisons, le meilleur et de lui donner crédit.
                    Toujours présent !!

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                    • Je mets en intégralité l'interview ( très intéressante ) de Ganaye dans l'Equipe .

                      Je n'avais pas lu tous les passages et je suppose qu'on est pas mal dans ce cas .




                      Gauthier Ganaye sur l'utilisation de la data dans le foot : « Ceux qui ne s'adaptent pas vont crever »

                      Président de Nancy (Ligue 2) et d'Ostende en Belgique, Gauthier Ganaye est un partisan assumé de l'utilisation des statistiques avancées dans le foot, surtout dans le domaine du recrutement.

                      Gauthier Ganaye ne chôme pas : depuis que le groupe d'investisseurs sino-américains qu'il représente a racheté l'AS Nancy Lorraine (Ligue 2) en début d'année, le jeune Nordiste (32 ans) est à la tête de... deux clubs, car il est aussi depuis mai 2020 le président exécutif du KV Ostende (Belgique). Il jouera même bientôt un rôle dans un troisième, puisque les nouveaux actionnaires de l'ASNL et du KVO ont récemment fait l'acquisition du club de D2 danoise d'Esbjerg.

                      Convaincu du bien-fondé de l'utilisation des statistiques avancées depuis ses débuts de dirigeant à Barnsley entre juin 2017 et février 2019, Ganaye aurait aimé mettre en place ses principes novateurs à Nice, un club qu'il a présidé pendant sept mois en 2019, mais la vente du Gym à Ineos a mis un terme prématuré à son aventure azuréenne. À Ostende, en revanche, la révolution est déjà en marche. Et il compte bien transposer le modèle à Nancy.

                      « Vous parlez d'avoir la méthode « la plus rationnelle possible » et de « diminuer la marge d'erreur ». C'est ça, votre philosophie ?
                      Ce que je dis souvent, c'est que faire ce métier, c'est prendre des décisions. Or, il y a une marge d'erreur importante quand on prend des décisions dans le domaine du recrutement, car ça concerne aussi l'humain. Je ne suis pas un extrémiste de la data qui pense que le meilleur recruteur et le meilleur entraîneur du monde sont des ordinateurs. En revanche, je pars du principe que plus on va collecter d'informations en marge d'une décision, plus on va diminuer la marge d'erreur. Aujourd'hui, je conçois la data comme un filet de sécurité.

                      À quel point l'analyse statistique est-elle importante dans votre modèle de recrutement ?
                      C'est notre point de départ. On a défini pour chaque poste un profil technique qui va nous permettre de dégager une liste de cibles potentielles que l'on va ensuite aller observer sur le terrain. Il n'y a pas un joueur qui est recruté sans que l'on ait fait notre analyse data sur lui. Mais c'est un outil parmi d'autres. On ne néglige pas le scouting. J'ai fait signer des joueurs pour lesquels la data était excellente et le scouting l'était moins, et inversement. Le rapport statistique va parfois contredire le scouting, mais cela va nous amener à aller observer le joueur d'une manière différente, en se focalisant sur certains aspects de son jeu.

                      Avez-vous développé votre propre algorithme, comme c'est le cas dans certains clubs anglais ?
                      On a effectivement quelques algorithmes qui nous permettent de gagner du temps. Aujourd'hui, on couvre 27 Championnats. J'estime qu'on a une bonne visibilité sur les marchés essentiels et les quelques marchés un peu plus exotiques qui nous intéressent.

                      À Ostende, vous avez choisi de baser votre philosophie de jeu et par conséquent votre recrutement sur le contre-pressing. Pourquoi ?
                      Ce que je fais à Ostende, c'est dans la continuité de ce que j'avais fait à Barnsley. Quand le club, qui avait le plus petit budget de Championship (D2), a été relégué en League One (D3) en 2018, on s'est dit que si on continuait de travailler comme les autres, avec le budget qui était le nôtre, on n'avait aucune chance. On a donc pris le parti d'essayer de faire les choses différemment et de repartir d'une feuille blanche. Il y a mille façons de gagner un match de foot. On a analysé tous les styles de jeu et on s'est rendu compte que celui qui était le plus efficace, c'était le contre-pressing. Les joueurs savent très bien ce qu'on leur demande, on sait quelles qualités aller chercher en termes de recrutement et quelque part, ce n'est pas le style de jeu qui nécessite le plus de talent. Or, c'est le talent qui coûte cher généralement. On a choisi notre entraîneur, l'Allemand Daniel Stendel, pour son appétence pour le contre-pressing, et on a réussi une saison extraordinaire, en battant tous les records en League One. C'est une philosophie avec laquelle je suis devenu assez familier, on sait exactement comment travailler. On a donc décidé de fonctionner de la même manière à Ostende, en fixant un style de jeu avant d'aller chercher un coach (l'Allemand Alexander Blessin, ex-entraîneur des catégories jeunes à Leipzig) pour le mettre en place.

                      Vous vous êtes aussi fixé une contrainte, celle de ne pas recruter de joueur de plus de 26 ans...
                      Je n'ai pas peur de dire que l'activité de développement et de vente de joueurs fait partie intégrante de notre métier. C'est un poste de recettes récurrent. Or un joueur connaît généralement son pic de performances et donc de valeur à 26-27 ans. À mon avis, ça n'a donc pas grand sens économique de dépenser de l'argent pour un joueur âgé de plus de 25 ans. Ça ne veut pas dire que l'on va s'interdire de recruter des joueurs plus âgés, mais dans ce cas, on le fera sans indemnité de transfert. De même que dans notre modèle, ça n'a aucun sens de négocier un prêt de joueur si l'option d'achat est déraisonnable. Ça voudrait dire faire le boulot pour quelqu'un d'autre.

                      Si vous avez un coup de cœur pour un joueur mais qu'il ne correspond pas aux critères définis dans votre algorithme, vous interdirez-vous de le recruter ?
                      Le coup de cœur sur un match, ça ne nous arrive pas (rires). On analyse toujours un nombre de matches assez élevé, et on ne se contente pas de ce que l'on voit. Ce qui est important, c'est d'avoir des principes et de s'y tenir. C'est ce qui fait notre force selon moi. Après, bien sûr que de temps en temps, on peut faire une petite entorse à notre système. Si demain, il y a un joueur de 26 ans dont on croit vraiment au potentiel, on ne s'interdira pas de le recruter. Je ne suis pas un extrémiste. Ce qui est sûr, c'est qu'avec notre style de jeu, on ne peut pas se permettre de faire des compromis. Une exception, par exemple un profil créatif qui ne correspond pas à 100 % à notre philosophie mais qui va nous permettre de débloquer des situations, c'est possible. Mais on ne peut pas construire une équipe avec des exceptions.

                      Ostende joue de nouveau les premiers rôles en Championnat (4e), alors qu'il était avant-dernier du classement au moment de l'arrêt de la saison l'an passé. Cela doit vous conforter dans l'idée que votre modèle de recrutement est le bon...
                      Je n'ai pas l'arrogance de penser que l'on ne commet pas d'erreur. On en fera toujours, car il y a aussi de l'humain, des choses qui ne se mesurent pas. On fait un gros travail sur la personnalité, par exemple, mais ce n'est pas une science exacte : un joueur peut exprimer son potentiel dans un environnement donné et pas dans un autre. Néanmoins, si on arrive à faire moins d'erreurs que nos concurrents, c'est déjà un avantage. Et force est de constater que l'on ne s'est pas beaucoup trompé à Ostende l'été dernier, alors qu'une quinzaine de joueurs sont arrivés.

                      Quels changements cette nouvelle approche a-t-elle provoqués au sein de la cellule de recrutement du KVO ?
                      On est repartis d'une page totalement blanche. J'ai constitué autour de moi une équipe habituée à fonctionner de cette façon. Tom Chambers, le nouveau responsable du recrutement et de l'analyse data, avait par exemple travaillé avec moi à Barnsley pendant deux ans.

                      Cela veut-il dire que cette approche plus rationnelle du recrutement nécessite des compétences que les anciens membres de la cellule n'avaient pas ?
                      C'est une philosophie de travail complètement différente. Soit vous y croyez, soit vous n'y croyez pas. Et je ne peux pas perdre mon temps à essayer de convaincre des gens. Je sais que c'est comme ça que je veux que ça marche, donc je m'entoure de gens qui pensent de la même manière.

                      Quid de Nancy ?
                      Pour l'instant, aucun changement n'a été opéré sur l'organisation du recrutement, même si les personnes que j'ai embauchées pour Ostende travaillent sur les deux clubs avec moi. C'est d'abord par souci d'économies d'échelle, mais cela peut aussi nous permettre de gagner du temps quand on s'occupe du recrutement : si un joueur ne peut pas fonctionner pour un club, il peut peut-être fonctionner pour l'autre.

                      Où sont basées ces personnes qui vous entourent ?
                      Un peu partout. En Angleterre, à Ostende, à Nancy de temps en temps... C'est une structure très mobile, très flexible.

                      Au-delà du recrutement, quelle place a la data au quotidien à Ostende et Nancy ?
                      On utilise la data dans la performance de l'équipe pro, naturellement, mais comme tout le monde, avec les GPS, l'analyse des données physiques... Le plus important quand on parle de data, ce n'est pas tant l'information, la valeur absolue que l'on vous donne, c'est la manière dont vous allez l'interpréter et les questions que vous allez vous poser. Pour moi, c'est le cœur du métier. Souvent, les gens ont l'impression que l'on appuie sur un bouton, qu'une lumière verte apparaît à côté du nom d'un joueur et qu'on le fait signer. Si c'était le cas, il n'y aurait pas besoin d'avoir des compétences humaines dans le recrutement.

                      Avant de faire vos armes au RC Lens (en tant que directeur juridique, secrétaire général puis directeur marketing et développement) entre 2013 et 2017, vous êtes notamment sorti major de votre promotion de Master 2 Droits des affaires, mention Droit comptable et financier à l'Université catholique de Lille, avec un mémoire de fin d'études sur « les moyens juridiques, financiers et fiscaux permettant d'accroître la compétitivité des clubs de football français ». A priori, rien à voir avec l'utilisation des données. Cette approche statistique, rationnelle du recrutement et plus généralement de la gestion d'un club de foot, comment l'avez-vous développée ?
                      C'est à Barnsley, quand je me suis retrouvé pour la première fois dans la position de diriger un club, que j'ai décidé que c'était la manière dont je voulais faire les choses. Quand je suis arrivé, il y avait déjà une certaine appétence pour le sujet de la data. On sentait les prémices de cette fibre en interne.

                      À Barnsley, justement, l'un des actionnaires est Billy Beane, que vous avez un jour décrit comme un « pionnier de l'utilisation de la data dans le baseball et le sport américain ». À quel point avez-vous appris à ses côtés ?
                      J'ai une façon assez pragmatique de voir les choses : je pars du principe que plus on a d'informations, meilleure sera la décision. Billy, lui, est d'une autre école. Il est plus extrémiste. Si l'analyse data lui donne l'information dont il a besoin, il ne va pas s'embarrasser du scouting. Le fait de le côtoyer m'a appris beaucoup, dans le sens où sa vision remettait souvent en cause mes décisions. On n'était pas toujours d'accord, mais nos discussions étaient enrichissantes. Elles m'ont permis d'affirmer ma façon de voir les choses.

                      On entend moins parler de data en France qu'en Angleterre, où des clubs comme Brentford, Brighton ou Fulham sont connus pour baser leur recrutement sur l'analyse de données statistiques. Est-on en retard dans ce domaine selon vous ?
                      Lors de mon passage à Nice, je me suis rendu compte qu'on m'avait collé sur le front l'étiquette "trading de joueurs" comme si c'était un gros mot, alors que c'est l'un des piliers de l'économie du foot aujourd'hui. À un moment donné, il faut juste l'assumer. Quand je vois que ceux qui me critiquaient à l'époque font exactement la même chose aujourd'hui, ça me fait sourire. Pour la data, j'ai le sentiment que c'est la même chose. On a l'impression qu'on nous prend pour des cons quand on utilise le mot data en France, que c'est juste de la statistique de base, "regardez combien il a marqué de buts, combien il a fait de passes décisives". Les gens ne comprennent pas trop ce qu'il y a derrière ça. Ils ont l'impression qu'on joue aux apprentis sorciers. Pourtant, force est de constater que ça a fonctionné - et que ça fonctionne encore - à Barnsley, à Brentford ou à Ostende. C'est une évolution inexorable : tous les sports sont passés par là, le football est le plus populaire au monde, et ceux qui ne s'adaptent pas vont crever.

                      Cette méthode, vous aviez commencé à la mettre en place à Nice aussi ?
                      C'est ce que j'aurais fait si j'avais eu le temps. Mais je ne suis resté que sept ou huit mois, et je n'ai pas la prétention d'avoir changé grand-chose. J'ai plutôt géré une situation de crise. Ça me fait d'ailleurs sourire quand je lis qu'aujourd'hui, Nice s'intéresse à des entraîneurs comme Ralf Rangnick.

                      À Ostende, votre effectif comporte une majorité de Belges mais aussi un Écossais, un Nord-Irlandais, un Islandais, un Danois, un Allemand, un Autrichien, un Sénégalais, un Zambien et un Albano-Italien, la plupart arrivés à l'été 2020. À quel point est-il difficile de créer une osmose avec des joueurs d'horizons aussi variés ?
                      C'est un point sur lequel il faut porter une attention particulière, car il est clair que l'on ne peut pas avoir quinze nationalités différentes dans un vestiaire. Il faut réussir à forger un esprit et une cohésion d'équipe. À Ostende, on doit d'abord veiller à respecter les règles du Championnat belge, qui nous imposent d'inscrire six joueurs formés en Belgique sur chaque feuille de match. Après, on s'est vraiment penché sur la mentalité des mecs, et pour le coup on a un groupe qui vit bien. Je sais que ça fait con de dire ça, mais c'est vrai. On n'a pas de moyens (mathématiques) pour mesurer ça, mais chez nous, c'est un point super important dans le recrutement. Il suffit d'une personne pour contaminer la dynamique de toute une équipe.

                      Vous dites que vous êtes très attaché aux clubs de tradition, avec un ancrage local et une identité forte. C'est compatible avec une approche statistique et rationnelle du recrutement, ça ?
                      À 100 %. Ce qui est important, c'est de respecter l'ADN d'un club, de faire en sorte que les joueurs que vous mettez sur le terrain véhiculent des valeurs qui correspondent aux gens qui habitent sur le territoire concerné. À chaque fois que l'on me contredit là-dessus, je prends l'exemple de Franck Ribéry : qui peut dire qu'il représente moins le Bayern Munich qu'un joueur allemand ? Ce qui fait la force des clubs avec une identité forte comme le Bayern ou le Barça, c'est la personnalité des joueurs et le respect des valeurs de l'institution. On ne peut pas résumer un mec à sa nationalité, sa langue ou sa religion. Zidane et Benzema représentent plus le Real que des mecs qui sont nés à Madrid.

                      Les résultats que vous obtenez à Ostende vous renforcent-ils dans votre conviction de transposer ce modèle à l'ASNL ?
                      La question ne se pose pas. Si j'ai accepté de prendre la présidence de Nancy, c'est parce que je veux travailler selon les mêmes principes qu'aujourd'hui à Ostende ou qu'hier à Barnsley. Ce qui se passe à Ostende cette saison, à savoir des résultats aussi rapides après des changements aussi importants dans l'effectif et dans le staff l'été dernier, c'est magnifique. Mais ce n'est pas une science exacte. Il faudra peut-être plus de temps pour que l'on récolte les fruits de notre travail à Nancy. L'important, encore une fois, c'est que l'on fasse moins d'erreurs que les autres.

                      À huit journées de la fin de la saison, Nancy (8e) est bien parti pour se maintenir en Ligue 2. À quoi les supporters du club doivent-ils s'attendre cet été ? À une révolution ?
                      Je ne sais pas si "révolution" est le bon mot, mais il faut s'attendre à des changements, oui. Il y a par exemple un certain nombre de joueurs (15, ndlr) qui arrivent en fin de contrat. Ça ne veut pas dire que tous quitteront le club, mais oui, il y aura des arrivées et des départs.

                      Est-il indispensable de recruter beaucoup de joueurs pour coller à la philosophie de contre-pressing que vous avez en tête ?
                      Il y a aujourd'hui à Nancy des joueurs qui correspondent parfaitement à ce style de jeu. Ce qui a fait notre réussite à Ostende, c'est bien entendu des recrutements qui ont marché, mais aussi certains joueurs qui ont su s'adapter ou qui avaient déjà les qualités intrinsèques pour jouer ce jeu-là. Certains des titulaires de cette saison étaient sur le banc ou en tribune la saison passée.

                      Avez-vous parlé contre-pressing avec l'entraîneur en place, Jean-Louis Garcia, dont le contrat arrive à expiration en juin ?
                      Un entraîneur a sa philosophie de jeu et il faut la respecter. On a naturellement discuté de ce que j'avais mis en place à Barnsley et à Ostende, mais je n'interviens pas dans ses choix. Il y a mille manières de gagner un match de foot, je l'ai dit, et force est de constater que la sienne fonctionne très bien aujourd'hui.

                      L'objectif reste-t-il malgré tout de mettre en place cette philosophie à Nancy ?
                      J'ai des principes, et bien entendu que pour moi, c'est le sens de l'histoire. Mais il ne faut jamais s'interdire de bonnes idées.

                      Les actionnaires dont vous êtes le représentant viennent de faire l'acquisition d'un troisième club au Danemark, Esbjerg (D2). Comment va s'articuler la connexion entre Esbjerg, Ostende et Nancy ?
                      Ostende et Nancy sont dirigés par la même personne, en l'occurrence moi. Ça facilite les synergies. Je jouerai aussi un rôle à Esbjerg, mais pas dans les mêmes proportions. Comme la Belgique, le Danemark est un pays que l'on regardait depuis un moment, car son Championnat coche un certain nombre de cases : on peut faire venir des joueurs sans gros problème d'obtention de visa et il est parfait pour le développement des jeunes. On cherchait aussi, comme à Nancy et à Ostende, un club avec des infrastructures, un public, une histoire. C'est important. Après, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il y ait des allers-retours de joueurs dans tous les sens à chaque mercato. Il y aura des synergies, bien sûr, mais dans l'intérêt de tout le monde. Il est hors de question qu'un club profite des autres. »
                      Quot homines tot sententiæ

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                      • Fabriziog
                        Fabriziog commenté
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                        Merci ..

                    • Gervais Martel au sujet du nouveau président de l’AS Nancy Lorraine : ''Je suis sûr que Gauthier Ganaye va réussir une longue et grande carrière''
                      Football/Ligue 2​. Gervais Martel au sujet du nouveau président de l’AS Nancy Lorraine : ''Je suis sûr que Gauthier Ganaye va réussir une longue et grande carrière'' (estrepublicain.fr)
                      Du sang rouge et blanc coule dans mes veines !!!
                      Supporter de l' ASNL depuis près de 24 ans déjà !!!
                      NANCÉIEN un jour, NANCÉIEN toujours !!!

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                      • chris
                        chris commenté
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                        meet55 : ce n'est pas Martel qui dit ça dans son interview, ce sont des propos rajoutés par Brett Sinclair à la suite de ceux tenus par Martel. Tu remarqueras d'ailleurs que Brett a fermé les guillemets à la fin de la citation de Martel.

                      • cocokim
                        cocokim commenté
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                        On s enfout de l avis du magouilleur aviné de lens ....mais royalement pk ils ne l ont pas pris pour présider lens??? hein...

                      • meet55
                        meet55 commenté
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                        Oh merde je n'avais pas compris, et je me suis emballé du fait que Martel comme Lens à force de pleurer et de se faire passer pour le club des pauvres, m'énerve !
                        Merci chris de pour m'avoir éclairer !


                    • Il ne se fera jamais entourlouper par un entraîneur ou par un agent.

                      Double message pour Garcia et Bassi ...

                      Quot homines tot sententiæ

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                      • On a quand même pas mal de signaux positifs qui se cumulent. Vivement qu'on sente la patte réelle de la nouvelle équipe dès l'intersaison.
                        Qu'est-ce qui est rouge et blanc, qui monte et qui descend ? C'est mon avatar quand il est bien secoué ! :P

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