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  • Je ne sais pas. Tout est relatif.
    12700 euros net plus les avantages en nature, c'est au moins 13 à 15 fois le smic. Dans une société moderne où l'on cherche à limiter ce facteur entre le plus petit et le plus grand salaire, ça me parait pas mal du tout. Après oui par rapport au privé, ou par rapport aux sports, ça peut paraître faible. Mais je pense que ce sont ces derniers mondes qui ne tournent pas ronds.

    En sortie, il touchera 70 000 euros annuel environ. Pour 5 ans de mission. N'oublions pas cet avantage quand même. Il est non négligeable.

    Gageons également qu'il saura, tel un Sarkozy ou un Clinton, faire fructifier son réseau afin de donner quelques conférences économiques aux revenus non négligeables. Ce réseau est également un autre avantage en nature de la fonction dont l'impact est difficile à quantifier mais dont l'avantage est certain.

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    • Envoyé par blork Voir le message
      12 700€ par mois même nourri logé blanchi, c'est pas cher payé pour le niveau de responsabilité et les sacrifices...
      Il risque quoi en fait concrètement un président de la république s'il ne réussit pas du tout ? Si le chômage augmente, si la violence au quotidien augmente, si le terrorisme augmente, si les impôts augmentent et que dans le même temps les services publics diminuent ? Au pire du pire il ne sera pas réélu. Aucun risque d'amende, aucun risque de prison, même pas un coup de pied au cul. Sur le fond je suis d'accord avec toi mais j'en ai marre que des mecs occupant des postes à responsabilité ne risquent absolument rien, c'est trop fastoche. Pour moi un mec responsable a des comptes à rendre quand ça tourne mal.

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      • Envoyé par Rhadamanthe Voir le message
        Il risque quoi en fait concrètement un président de la république s'il ne réussit pas du tout ? Si le chômage augmente, si la violence au quotidien augmente, si le terrorisme augmente, si les impôts augmentent et que dans le même temps les services publics diminuent ? Au pire du pire il ne sera pas réélu. Aucun risque d'amende, aucun risque de prison, même pas un coup de pied au cul. Sur le fond je suis d'accord avec toi mais j'en ai marre que des mecs occupant des postes à responsabilité ne risquent absolument rien, c'est trop fastoche. Pour moi un mec responsable a des comptes à rendre quand ça tourne mal.
        En même temps n'importe quel citoyen risque quoi sinon le chômage s'il ne remplit pas ses objectifs ?
        Un PDG risque quoi si sa boite coule ?
        Du coup si président c'est un job, pourquoi risquerait-il plus qu'un licenciement ?
        Être ou ne pas être, telle est la question, sinusoïdale, de l'anachorète... hypocondriaque...

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        • Rhadamanthe
          Rhadamanthe commenté
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          Oui ce n'est pas faux, je ne suis pas en désaccord total. Encore que .. je ne sais pas mais par exemple un restaurateur crados risque d'avoir des problèmes judiciaires en cas d'intoxications ou juste de contrôles sanitaires, un moniteur auto-école aussi s'il fait n'importe quoi avec ses élèves sur la route, un flic qui utilise mal le principe de légitime défense dirons-nous risque aussi plus de choses. Par contre un président va-t-en guerre pour rien et qui coule financièrement le pays, il a beau avoir d'immenses responsabilités il ne risque pas grand chose en retour.

        • blork
          blork commenté
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          Un moniteur d'auto-école qui fait n'importe quoi sur la route ne respecte pas la loi (code de la route) donc il risque quelque chose.
          Un moniteur d'auto-école qui ne permet à aucun de ses élèves de décrocher le permis ne risque rien si ce n'est de ne plus avoir d'élèves.
          Un restaurateur crados qui à une hygiène déplorable dans son établissement ne respecte par la loi (code de la consommation) donc il risque quelque chose.
          Un restaurateur qui cuisine mal ne risque rien si ce n'est de ne plus avoir de clients.

          Un président qui coule financièrement le pays est comme un moniteur d'auto-école qui ne permet à aucun élève d'avoir le permis ou un restaurateur qui cuisine mal pour moi même si les conséquences sont plus graves nous sommes d'accord.
          Après le président peut être poursuivi pour "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat" (par exemple refuser de promulguer une loi c'est un manquement à son mandat).

      • Envoyé par blork Voir le message
        12 700€ par mois même nourri logé blanchi, c'est pas cher payé pour le niveau de responsabilité et les sacrifices...
        En effet. C'est peu pour un type qui possède l'arme nucléaire et qui à un tel niveau de responsabilité
        Dans les faits le Président de la République est l'un des fonctionnaires les plus mal payés de la République française
        "Et dites-vous bien que dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c'est favoriser la réussite des médiocres."

        Un club: l'ASNL
        Deux couleurs: le rouge et le blanc.
        C'est ainsi et ce sera toujours ainsi.
        (citation personnelle)

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        • Après moi je veux bien rendre 50% de mon salaire si je suis logé nourri blanchi.
          Et puis à la base, la discussion était sur le conjoint président.

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          • Ce qui est révélateur dans toute cette discussion, c'est que ça recoupe toutes les autres, y compris sur Facebook ou d'autres forums. Peu importe ce qui est justifiable ou non, de l'ordre de la farce Garrido ou du relativement classieux (Brigitte), on ne passe plus rien aux politiques.

            - Parce que c'est devenu un métier

            - parce la crise a exacerbé les jalousies depuis 30 ans. Tout le monde envie tout le monde : les fonctionnaires, le 13ème mois du privé... mêmes les chômeurs qui iraient soi-disant en vacances !!!! Et comme la profession la plus préservée, c'est la politique/haute administration....

            - parce que les politiques ne font plus de politique ! Ils font de la finance : ils se placent sur le marché en fonction de ses tendances et organisent leur marketing.

            - Tout ça est notre faute ! Personne n'aurait eu l'idée de chercher à savoir ce que gagnaient Clémenceau ou De Gaulle, car ils proposaient une vision. Facile, me direz-vous alors, y'a qu'à prendre des mecs qui proposent une vision ! Mouais.... Déjà, les grands noms précités, en 2017.... vous imaginez ? ..... OK les gars, on va envoyer tous les mecs de 20 à 45 ans se faire tuer ou revenir handicapés ou dingues, ou les 2.... tout ça pour finir moins riches après que avant.... Et puis, on a des "visionnaires", qui ne font pas que de la com mais proposent une vraie alternative : Mélenchon et Le Pen ! Mais bon....

            Bref, on a les hommes politiques merdiques que l'on mérite.

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            • On a peut-être aussi les effets pervers d'un système politique mis en place, justement, par et pour de Gaulle et perfectionné par les duettistes Chirac/Jospin avec la synchronisation et l'inversion des élections législatives et présidentielles: tout se joue à la présidentielle sur l'élection d'un zigoto qui après est inamovible pendant 5 ans quoi qu'il fasse avec la possibilité de faire tout ce qu'il veut sans être le moins du moins importuné par le parlement qui, même quand il ne le suit pas, n'a que le droit de la fermer (49.3, y a qu'à voir le succès de motions de censure).

              Je ne sais plus si c'est Méluche ou Le Pen qui parlait de "monarchie présidentielle" mais c'est un peu ça. OK, on élit le président mais après il a pratiquement tous les pouvoirs. On est une démocratie dans le sens où on choisit notre monarque dans des conditions démocratique (hormis le fait que, d'une manière ou d'une autre, le pluralisme n'est pas vraiment assuré dans la presse) mais derrière le monarque élu concentre clairement trop les pouvoirs pour que notre république soit véritablement démocratique. En tout cas, je pense qu'il est clair pour tout le monde que l'exécutif a grossièrement confisqué le pouvoir législatif, mais il dispose également d'un contrôle tout à fait discutable sur le pouvoir judiciaire (y a qu'à voir l'affaire Ferrand: le parquet a refusé de le poursuivre au motif qu'il ne voit pas où est le mal).

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              • De toutes manières, la France est loin d'être un démocratie parfaite.
                Pas mal de rapports indépendants le montre.

                https://freedomhouse.org/report/free...dom-world-2017
                https://freedomhouse.org/sites/defau...port_Final.pdf
                Page 20, sur le graphique global, la France est classée 27ème. Il y a du travail à fournir.
                Dernière modification par Killer de Bug, 12 novembre 2017, 12h29.

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                • Envoyé par michka Voir le message
                  On a peut-être aussi les effets pervers d'un système politique mis en place, justement, par et pour de Gaulle et perfectionné par les duettistes Chirac/Jospin avec la synchronisation et l'inversion des élections législatives et présidentielles: tout se joue à la présidentielle sur l'élection d'un zigoto qui après est inamovible pendant 5 ans quoi qu'il fasse avec la possibilité de faire tout ce qu'il veut sans être le moins du moins importuné par le parlement qui, même quand il ne le suit pas, n'a que le droit de la fermer (49.3, y a qu'à voir le succès de motions de censure).

                  Je ne sais plus si c'est Méluche ou Le Pen qui parlait de "monarchie présidentielle" mais c'est un peu ça. OK, on élit le président mais après il a pratiquement tous les pouvoirs. On est une démocratie dans le sens où on choisit notre monarque dans des conditions démocratique (hormis le fait que, d'une manière ou d'une autre, le pluralisme n'est pas vraiment assuré dans la presse) mais derrière le monarque élu concentre clairement trop les pouvoirs pour que notre république soit véritablement démocratique. En tout cas, je pense qu'il est clair pour tout le monde que l'exécutif a grossièrement confisqué le pouvoir législatif, mais il dispose également d'un contrôle tout à fait discutable sur le pouvoir judiciaire (y a qu'à voir l'affaire Ferrand: le parquet a refusé de le poursuivre au motif qu'il ne voit pas où est le mal).
                  Tout à fait d'accord avec toi

                  Je trouve que la France est dans une démocratie déguisé. Le peuple n'a pas son mot à dire ou le disent mais les politiques s'en branlent : La belle escroquerie (cf Référendum sur l'UE), les politiques se foutent dans la poche à savoir qui celui baisera le plus de français.

                  Il faut tout remettre le système à plat. Cela devient fortement urgent. Il faudrait une démocratie (la vraie !) à la façon athénienne. Au moins, les politiques ne pourront pas se professionnaliser et s'en foutre plein les poches et de se tenir à leur siège.

                  Mais au vue de certains commentaires, la professionnalisation de la politique a de beaux jours devant elle.
                  Dernière modification par Yoyo88, 12 novembre 2017, 20h12.

                  Commentaire


                  • Avec des esclaves, des femmes et des métèques sans droit de vote ?
                    On pratiquerait l'ostracisme aussi ?

                    Ce serait quoi une démocratie parfaite ? Une démocratie où yoyo88 voterait les lois lui-même ?
                    Ça changerait quoi à part donner l'impression que tu décides toi-même ?

                    A un moment donné je pense qu'il faut arrêter d'être dans l'utopie, la démocratie sera toujours imparfaite.
                    Le pouvoir sera toujours à celui qui sait et/ou qui possède parce qu'il aura toujours le dessus sur les autres soit en ayant des connaissances que les autres n'ont pas, soit en ayant la possibilité d'acheter (sous n'importe quelle forme) d'autres personnes.

                    L'amélioration de la démocratie commence déjà par s'investir.
                    Être ou ne pas être, telle est la question, sinusoïdale, de l'anachorète... hypocondriaque...

                    Commentaire


                    • Nous sommes un pays peuplé de quasiment 67 000 000 d'habitants ! Ce qui veut dire:

                      1) La démocratie directe façon Suisse est impossible !

                      2) La proportionnelle est également impossible ! Imaginez le bordel si elle revenait Mitterrand l'avait mise en 1986 afin de paralyser la Droite et Chirac à remis illico le système de scrutin actuel ! Imaginez maintenant si n'importe qui pouvait faire un parti et entrer au parlement ?

                      La quinquennat aurait été une bonne idée si le régime était devenu totalement présidentiel. Le président à perdu avec l'instauration du quinquennat son rôle d'arbitre

                      En France il ne faut surtout pas un régime d'assemblée ! C'est la paralysie du pays ! Vous imaginez revenir aux gouvernements qui durent 15 jours comme sous la 3ème ou 4ème République ?

                      Pour le chef de l'Etat il faut revenir au mandat de 7 ans voir même des mandats de 8 ans ! Actuellement ça fait comme aux USA , c'est à dire que le président ne pense qu'à se faire réélire donc inutilité

                      Le président DOIT présider ! Le Grand Charles avait vu juste

                      Il faut aussi que les gens se bougent les fesses et aillent voter ! C'est facile de gueuler après les élections ! Quand on voit les taux d'abstention ça en est pathétique ! Si les gens ne votent pas, qu'ils ne viennent pas se plaindre si le PR, PM et les parlementaires ne leur conviennent pas !

                      Voter c'est facile mais trop compliqué pour certains français

                      "Et dites-vous bien que dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c'est favoriser la réussite des médiocres."

                      Un club: l'ASNL
                      Deux couleurs: le rouge et le blanc.
                      C'est ainsi et ce sera toujours ainsi.
                      (citation personnelle)

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                      • Killer de Bug
                        Killer de Bug commenté
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                        Plutôt que de revenir à une présidentielle tous les 7 ans, on peut aussi limiter à un mandat.
                        Comme ça plus de réélection.

                        Sinon mort de rire le paragraphe sur l'abstention.

                    • Le régime parlementaire et en particulier le mode d'élection proportionnel a ses propres inconvénients mais il l'argument "nul système n'est parfait" n'a pas vocation à défendre uniquement le système présidentiel.

                      Il vaudrait essayer de combiner les avantages des différents systèmes en s'appuyant sur l'expérience de l'histoire plutôt que s'arque-bouter sur notre système actuel qui pose d'énormes problèmes, surtout au niveau de la séparation des pouvoirs et de désaffection des l'électorat. En tant qu'absentionniste lors du deuxième tour de la dernière présidentielle (c'est-à-dire, avec notre système, la seule élection qui a une importance), je revendique de n'avoir pas à choisir entre deux candidats qui ne me conviennent pas. On peut pas d'un côté dire "il faut choisir juste une personne qui va décider de tout" et de l'autre "vous devez exprimer votre opinion pour la santé de la démocratie".

                      L'idée que j'avais, c'était qu'on a un parlement à deux chambres. En l'état, je ne vois aucune justification au suffrage indirect pour le Sénat. On pourrait plutôt garder une chambre haute élue au scrutin majoritaire (comme l'Assemblée aujourd'hui), donc plus stable et avec une majorité facile à obtenir qui servirait de base de stabilité; et une chambre basse élue à la proportionnelle, éventuellement corrigée avec prime à la liste arrivée en tête, qui serait plus représentative de la diversité des opinions.

                      Par contre l'essentiel serait que le chef du gouvernement n'ai pas le pouvoir d'écrire la loi. Mais rien n'empêche de lui donner les pouvoirs suffisants pour agir pour l'économie, la défense nationale, la diplomatie (mais là il faut regarder du côté de l'UE).

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                      • On pourrait remplacer les élections présidentielles par les élections ministérielles afin de choisir les personnes les plus compétentes dans leurs domaines respectifs (la santé, les transports, la justice, l'éducation, l'écologie, l'industrie, la culture, le logement, la défense, le numérique etc...). Je pense qu'avec cette solution, le paysage politique serait grandement bouleversé, et en parallèle ce type d’élections permettrait à un plus grand nombre d’électeurs de s'intéresser à la politique, en leur permettant d'aller voter sur des thèmes qui les intéressent.

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                        • Envoyé par michka Voir le message
                          On a peut-être aussi les effets pervers d'un système politique mis en place, justement, par et pour de Gaulle et perfectionné par les duettistes Chirac/Jospin avec la synchronisation et l'inversion des élections législatives et présidentielles: tout se joue à la présidentielle sur l'élection d'un zigoto qui après est inamovible pendant 5 ans quoi qu'il fasse avec la possibilité de faire tout ce qu'il veut sans être le moins du moins importuné par le parlement qui, même quand il ne le suit pas, n'a que le droit de la fermer (49.3, y a qu'à voir le succès de motions de censure).

                          Je ne sais plus si c'est Méluche ou Le Pen qui parlait de "monarchie présidentielle" mais c'est un peu ça. OK, on élit le président mais après il a pratiquement tous les pouvoirs. On est une démocratie dans le sens où on choisit notre monarque dans des conditions démocratique (hormis le fait que, d'une manière ou d'une autre, le pluralisme n'est pas vraiment assuré dans la presse) mais derrière le monarque élu concentre clairement trop les pouvoirs pour que notre république soit véritablement démocratique. En tout cas, je pense qu'il est clair pour tout le monde que l'exécutif a grossièrement confisqué le pouvoir législatif, mais il dispose également d'un contrôle tout à fait discutable sur le pouvoir judiciaire (y a qu'à voir l'affaire Ferrand: le parquet a refusé de le poursuivre au motif qu'il ne voit pas où est le mal).
                          Ne mettons pas sur De Gaulle ce qui n'est pas de lui. Petit rappel :

                          - De Gaulle imagine un Président avec QUELQUES pouvoirs. Seulement pour éviter la paralysie de la IVème. Contexte : on est en 58 en situation de quasi coup d'état militaire. On pouvait devenir une sorte de dictature conservatiste à la Grecque à ce moment-là.

                          Donc De Gaulle imagine le 49-3 (qui évite sur un simple texte de faire chuter le gouvernement qui, à l'époque, durait rarement 2 ans), l'article 16 (pouvoirs spéciaux en cas de gros problème. J'imagine qu'il pensait à un autre simili-coup d'état, et, effectivement, il a eu le sien avec le putsch Salan et Cie) et la possibilité de dissoudre l'Assemblée (mais une fois par an).

                          Mais le régime reste, dans l'esprit comme la lettre, parlementaire. Comparons avec l'Espagne : le Juan Carlos de la nuit du putsch en 1981, voire le Philippe VI actuel avec son rôle sur la Catalogne ont aussi un pouvoir. De Gaulle a juste un peu plus (juridiquement), mais le vote législatif tous les 5 ans fait les gouvernements, donc le pouvoir réel.

                          - le truc marche bien et, dans les faits, De Gaulle se rend compte qu'il a plus de pouvoir réel que ne lui en donne la constitution qu'il a pourtant taillée à sa mesure. A cause des succès des referundums algériens, du goût des Français pour le Bonapartisme et à cause aussi.... des 30 glorieuses....
                          De Gaulle transforme donc le truc : il se fait élire au suffrage universel et théorise une relation directe du chef au peuple.

                          Juridiquement, rien ne change, ça reste un régime parlementaire. Tous les journaleux, constitutionnalistes et autres qui disent le contraire depuis 50 ans mentent. Dans les faits, c'est présidentiel, mais juridiquement, c'est parlementaire. j'en démords pas !!

                          Mais cet "oubli" juridique est sans conséquences pour De Gaulle : pour lui, perdre les élections législatives intermédiaires ou un referundum ne signifient pas le bordel mais au contraire la manifestation claire de la rupture du lien peuple/président. Ainsi, en 69, après un referundum ubuesque sur le sénat et la régionalisation auquel personne pigeait rien (et à peine 1 an après l'énorme succès post-68), le grand Charles se barre car il est désavoué.

                          - Arrivent les joyeuses années de crise économique et de politiciens professionnels, tous sortis du moule ENA, et enfin débarrassés de l'encombrant héros. On va pouvoir faire joujou pour garder nos postes le plus longtemps possible !! C'est ce qui donne la cohabitation de 1986 (n'oublions pas que en 1978, Giscard est passé à un poil de cul de la même situation. Vue sa mauvaise tête au moment de l'alternance, je suis persuadé qu'il aurait accepté une cohabitation comme Mitterrand), puis 93, puis 97.
                          Ces cohabitations sont la preuve que le régime est parlementaire : ce n'est pas le président qui a fait passer les 35 heures (réforme très importante, qu'on soit pour ou contre), c'est le premier ministre, soutenu par l'assemblée.
                          En 86, ce n'est pas le Président qui envoie les voltigeurs tabasser Malik Oussekine, ce sont les députés de droite, à travers Chirac (qui se tire à cette occasion une balle dans le pied....)

                          Le problème, c'est que à force de ne pas jouer le jeu, les Français se sont habitués à des médias leur expliquant : "Si c'est le bordel, c'est parce que vous n'avez pas voté logiquement". Ce qui est archi-faux ! De 1986 à 2002, la démocratie a fonctionné parfaitement, comme dans tous les autres pays d'Europe occidentale : un gouvernement soutenu par le parti majoritaire, point. Et un changement de gouvernement en cas de changement de majorité de députés. Point !

                          Mais comme des gros malins genre Mitterrand ont fait croire qu'ils gardaient du pouvoir (ce qui était juridiquement faux : le Président non approuvé par l'Assemblée ne peut rien faire plus de quelques jours. S'il déclare une guerre, comment la mener sans budget voté par les députés ? etc, etc...), bien aidés en cela par des médias complaisants (les sommets européens et autres où ils en fait des tonnes entre 86 et 88, juste pour faire chuter la droite !), on est arrivés à la génération ultime, celle des Sarko, Hollande, Macron, les technocrates sans morale et sans passé historique qui ont TOUT COMPRIS : on se fait élire pour 5 ans grâce aux médias. Dans la foulée, on fait élire des députés, qui ne sont élus que parce qu'ils mettent le nom du président sur leur affiche (la campagne LREM est de ce point de vue une caricature ! .... ou une réussite exemplaire, question de point de vue.... devinez le mien ...).

                          Ensuite, ces députés sont totalement à la botte, l'assemblée ne sert strictement à rien depuis 2007. Le Sénat, j'en parle même pas. Un scandale sans nom ! C'est la maison de retraite des battus aux vraies élections.

                          Prenons l'exemple de la loi travail : les "Frondeurs" socialistes étaient contre. Le gouvernement a déclenché le 49-3. Si ces frondeurs avaient voté pour la censure, avec la droite, le gouvernement tombait. Le président (c'est un des ses droits un peu "forts") aurait dissolu l'assemblée, on aurait élu de nouveaux députés. Etant à peu près sûrs d'être remplacés par un député de droite, les frondeurs en peau de lapin ont préféré laisser passer la loi....

                          Par ailleurs, les Français semblent croire qu'élire un président par défaut, contre Le Pen, les oblige à voter encore pour lui (enfin, ses candidats) un mois après aux législatives. Rien n'est plus faux, mais combien de médias l'ont martelé ? Pas TF1, ni France 2, ni BFM.... Et puis, après 1 an de psychodrame permanent où on ne parle que des érections pestilentielles, primaires, etc, etc...., les gens en ont plein le dos des cours de droit constitutionnel. Vous-mêmes, là, les courageux qui lisez encore, vous avez la tête comme une citrouille, avouez....

                          Et ajoutons que le scrutin majoritaire à 2 tours est devenu injuste, puisqu'il prive de députés un parti qui pèse jusqu'à presque 40 % des gens.

                          Imaginons des législatives style européennes, juste après l'élection de Macron. Et des médias exaltant la diversité, gage de démocratie, plutôt que faisant peur à tout le monde comme pour les Brexit et autres.

                          On aurait, en gros : 1/4 de députés de droite, 1/4 de centre-gauche, 1/4 de Fn et 1/4 de gauche radicale. Et tout ce petit monde serait bien obligé de s'entendre pour faire un gouvernement. Et comme celui-ci ne tiendrait qu'à un fil, les lois donneraient lieu à vrai débat, vrai vote et pas à des 49/3 et autre... Macron aurait pour seule activité les commémorations....

                          Certes, il y aurait le risque du bordel. Et peut-être d'un truc proche de maintenant : soit un gouvernement fait de centre-droit et de centre gauche. Mais mieux contrôlé. Et la loi sur le code du travail aurait été débattue, amendée et sûrement fortement changée, voire supprimée.

                          Et puis, comme ça a été dit, aucun système n'est l'idéal.

                          Mais ne mettons pas sur le dos de Charles De Gaulle (qui a fait lui aussi des conneries, attention !) ce qui ne relève que de l'évolution de nos élites, de la collusion médias-CAC40-personnel politique et du déboussolement de la société française, en crise d'identité, de repères, de fric, de tout !

                          Les institutions sont très bien faites. Et celles de la IVème n'étaient pas si nulles : en 1914, celles de la IIIème, très proches, ont empêché les Allemands à Paris. En 39, non.

                          Bref, ce sont les hommes et l'époque qui font la politique et les lois, pas le mécanisme institutionnel.


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                          • Et dire qu'on m'accusait, sur l'ancien fofo, d'ecrire de trop long pavés parfois.....
                            Certaines personnes sont des loutres, et d'autres des cailloux....
                            (Sheldon Cooper BBT)

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